Le coût carbone d’Internet

Les actualités du Plan Air Climat Énergie

Retour à la liste
initiative title
24/09/2018

Le coût carbone d’Internet

Lire et écrire des emails, faire défiler les informations sur son écran ou partager des contenus sur les réseaux sociaux sont autant de pratiques devenues banales dans un univers numérisé mais ne sont pas sans impact sur le climat.  L’analyse de cycle de vie des technologies de l’information et de la communication (TIC) montre qu’elles génèrent des impacts spécifiques (consommation de matières premières et d’énergie).

Il existe des tas de petits gestes à faire au quotidien pour alléger son empreinte carbone tout en utilisant pleinement Internet. Bien utiliser son équipement est un des premiers gestes utiles et faciles à adopter :
Mettre ses appareils en mode « économie d’énergie » ou encore désactiver des fonctions dont l’utilité n’est que ponctuelle : GPS, Bluetooth ou Wifi quand on ne les utilise pas, ou même mettre les appareils en mode « avion » ou les éteindre en fin de journée.

Gérer sa messagerie en ligne est une autre manière efficace d’alléger son empreinte écologique.
On peut cibler les destinataires et limiter l’envoi d’emails en nombre, mais aussi envoyer des messages avec des pièces jointes moins volumineuses, tout en veillant à supprimer les pièces jointes une fois leur utilité surannée. Pour référence, l’envoi d’un courriel avec pièce jointe de 1 Mo génère 35 g CO2e. Une meilleure gestion de sa boite mail passe aussi par un nettoyage régulier et la suppression des spams qui envahissent nos boites. Dans ce sens, il existe des solutions pour filtrer l’arrivée de spams dans nos boites mais également des aides pour nettoyer sa présence en ligne. Un tel service, à l'image de Unroll.Me propose une analyse de la boite mail et une liste des newsletters et services auxquels l’internaute est inscrit afin de l’aider à faire le tri et se désinscrire, limitant ainsi l’afflux de spams.

Nous avons aussi pris pour habitude de stocker les données en externe. Procédé connu sous le nom de cloud, il s’agit de l’ensemble des serveurs et outils de stockage connectés via Internet qui hébergent des millions d’informations qui encombrent la mémoire de nos appareils.
Bien que ces possibilités de stockage ne soient pas visibles pour l’utilisateur et paraissent infinies, l’énergie utilisée pour la conservation de cette masse de données est colossale. Pour fonctionner correctement et couvrir la totalité des fuseaux horaires à travers le monde, les serveurs sont allumés en continu. À l’énergie utilisée pour le stockage, il faut aussi ajouter celle nécessaire à un fonctionnement optimal : procédures anti-incendie, climatisation… Le bilan de cette surconsommation pèse lourd sur la planète : chaque année des centaines de mégatonnes de C0² sont émises.

Alors on commence à garder ce qui est vraiment nécessaire.
On trie et on efface tous les contenus dont on n’a plus l’utilité.
On en profite pour réorganiser les contenus utiles directement sur nos appareils plutôt que sur le cloud, beaucoup plus énergivore.